vendredi 15 décembre 2017

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ÉCOSSE  - ROYAUME-UNI  

FRANCE

ESPAGNE - ANDALOUSIE

Dans un contexte d’extrême incertitude, de défiance, d’appréhension et de pertes de repères, chaque acteur en responsabilité s’interroge sur les voies et les moyens de sortir de la situation présente et de préparer l’avenir.

Systémique, la crise accroît le sentiment d’irréversibilité des effets négatifs d’un mode de développement et de croissance basée sur la rentabilité à court terme : elle replace le principe de responsabilité au cœur des transactions, des échanges et des décisions. Les conséquences sociales considérables obligent à reconsidérer la dimension humaine de l’entreprise, la place du capital humain et sa contribution à la création de valeur. Elle invite par voie de conséquence à repenser les modes de gouvernance des entreprises et leur rapport avec leur performance.

 La période que nous traversons rend ces thématiques d’autant plus prégnantes que les périmètres de responsabilité de chacun des acteurs (entreprises, Etat, collectivités territoriales, partenaires sociaux, corps intermédiaires, société civile) devront être collectivement redéfinis au regard des enjeux que chacun sera en mesure d’assumer.

Sous la pression de plusieurs facteurs (la crise financière, la limite de nos ressources, le réchauffement de la planète, la destruction d’emploi et d’activités, les menaces sur la cohésion sociale), les entreprises, volontaires ou contraintes, par nécessité ou conviction, vont être poussées au changement.

Quelles seront ces évolutions dans les manières d’entreprendre, les modes de gouvernance au sein des entreprises et des territoires, les modes de mobilisation, d’usages et de renouvellement des ressources tant financières, qu’humaines et environnementales ?

 

Actuellement, on assiste à une montée en puissance de la référence au développement durable au sein des entreprises et plus largement au sein des institutions et de la société civile. Le développement durable semble être « le cadre de référence » incontournable qui guiderait l’évolution des comportements individuels et collectifs vers un nouvel ordre économique où la question de la cohérence sur le long terme entre efficience économique, équité sociale et préservation de l’environnement se trouverait radicale- ment modifiée.

Force est de constater que dans nombre de cas, il y a loin du discours aux démarches tangibles et, plus problématique, il est souvent difficile de comprendre au travers de la communication des entre- prises la cohérence et l’intégration des démarches engagées sur les trois volets : économique, social et environnemental.

 

Les modes opératoires pour y parvenir sont loin d’être évidents. Il n’existe pas une voie unique alternative mais bien une diversité d’approches. La donne est suffisamment complexe pour qu’il soit nécessaire d’approfondir ce qui a pu se faire et s’expérimenter en substance au sein des entreprises et des institutions.

De fait, depuis plusieurs années, des grands groupes, des PME/PMI, des entreprises du secteur social et solidaire, évoluent, innovent, s’organisent pour répondre à ces enjeux de long terme.

Il s’agit d’explorer en quoi et à quelles conditions, ces démarches peuvent-elles apporter des réponses alternatives solides ? À quels modèles économiques d’entreprises correspondent-elles ? Quelle est la nature des innovations ? Sur quoi portent-elles ?

 

Comment les intérêts et les attentes des parties prenantes (actionnaires, investisseurs, employés, syndicats, clients/consommateurs, fournisseurs, sous-traitants, concurrents, partenaires, pouvoirs publics, collectivités territoriales, associations, ONG, citoyens) sont-elles prises en considération dans les prises de décision ? Quels en sont les incidences sur le management de l’entreprise, l’organisation du travail, les relations sociales et les investissements concernant les ressources humaines ?

Comment s’organise le dialogue avec chacune de ces parties prenantes et comment le dialogue social s’articule avec ces échanges ? Quels sont les ni- veaux d’implication des différents acteurs dans les processus de décision ? Quelles sont les formes de dialogue et les sujets en fonction des interlocuteurs : négociation, co-décision, concertation, consultation, information ? Quels sont les lieux et les instances concernées ? Sur la base de quelles informations ? Comment se gèrent les intérêts contradictoires, les conflits de légitimité, de représentativité ?

 

  

 

Quels rapports ces entreprises entretiennent-elles avec le territoire qui les environne ? Dans quels réseaux d’acteurs s’inscrivent-elles ? En quoi et comment sont-elles parties prenantes du maintien et du développement des patrimoines collectifs territoriaux économiques, humains et environnementaux ?

Approfondir la compréhension des processus d’innovation au sein des secteurs, filières, configurations productives émergentes, comprendre les implications d’une évolution des entreprises vers des formes d’économies plurielles (économie verte, économie immatérielle, économie de la connaissance, économie circulaire, économie de la fonctionnalité) constitue un enjeu de gouvernance de premier plan pour l’action de l’Etat et des collectivités territoriales.

 

Cette intelligence collective économique et sociale s’avère indispensable pour repérer les démarches qui sont en mesure d’apporter des réponses aux enjeux de long terme, d’en évaluer la portée, leur pertinence, leurs conditions de généralisation.

Elle s’avère tout aussi essentielle pour concevoir des modes appropriés d’accompagnement des entreprises, d’engagement des partenaires et créer un environnement favorable à leur développement et leur consolidation.